L'IA aide à détecter les changements les plus infimes
Le projet de recherche actuel porte sur l’analyse, assistée par l’IA, des tomodensitométries thoraciques. L’objectif est de développer et d’évaluer des modèles capables de générer automatiquement des rapports radiologiques et, en particulier, d’identifier de manière fiable ce que l’on appelle les « nodules pulmonaires » et d’en assurer le suivi sur plusieurs examens.
Cela revêt une importance particulière sur le plan médical : l’observation précise de ces modifications joue un rôle essentiel dans le dépistage précoce du cancer du poumon. L’intelligence artificielle n’a pas pour but de remplacer les radiologues, mais de les aider à analyser de grandes quantités de données d’imagerie médicale. Douze pays européens participent actuellement à ce projet international.
400 000 fichiers provenant de Linz au service de la recherche internationale
La qualité des données revêt ici une importance particulière. Dans le cadre de ce projet de recherche, le Centre hospitalier universitaire Kepler a mis à disposition les dossiers de 300 patients, comprenant des informations cliniques et des images médicales. Au total, environ 400 000 fichiers anonymisés et pseudonymisés ont été préparés à des fins de recherche. La participation à ce projet a été examinée et approuvée par la commission d’éthique de la faculté de médecine de l’université Johannes Kepler de Linz.
Ce sont précisément ces données cliniques réelles qui revêtent une grande importance pour le développement de systèmes d’IA performants. Les ensembles de données accessibles au public ne reflètent souvent pas suffisamment la diversité des situations cliniques et des examens au fil du temps.
Pour la deuxième fois déjà, de Linz à Harvard
Pour le KUK, cette collaboration n’est pas une première. Dès 2023, l’hôpital avait participé au projet « MAIDA – Medical AI Data for All ». À l’époque, des données provenant notamment des services de soins intensifs et de néonatologie avaient été utilisées pour valider des modèles d’IA destinés à l’interprétation des radiographies thoraciques. Les résultats ont depuis été publiés dans la prestigieuse revue New England Journal of Medicine. Le succès de cette collaboration et la grande qualité des données fournies ont finalement conduit à une invitation à participer à la phase suivante du projet.
#schongenial, quand les données médicales de la Haute-Autriche deviennent un élément constitutif de la médecine de demain.